Bienvenue, nous sommes le

Tarifs : autosatisfaction des banques françaises

14 septembre, 2010 · Poster un commentaire 

Sans doute parce que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, la Fédération bancaire française (FBF) a commandé un rapport au cabinet d’étude Bain and Company sur les tarifs des banques dans sept pays européens – Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni. Cette étude retient que la France est en dessous de la moyenne de ces pays en termes de coût : avec un indice de 95, notre pays serait ainsi mieux placé que l’Italie (149), l’Espagne et le Royaume-Uni (107) mais plus cher que les Pays-Bas (70), la Belgique (80) et l’Allemagne (91).  Ce résultat a été obtenu en prenant en compte l’ensemble des produits et services comme la rémunération des dépôts, les produits de placement, le coût des crédits.

En revanche, si l’on s’en tient aux services de banque au quotidien – frais liés à la tenue du compte et aux découverts, aux moyens de paiement – la France est au-dessus de la moyenne européenne. Les auteurs du rapport font valoir que le coût du crédit est moins élevé en France qu’au Royaume-Unis par exemple. Ils mettent également en avant un maillage d’agences parmi les plus denses en Europe ainsi que le nombre élevé de conseillers par client et leur qualité : 60% d’entre eux sont titulaires d’un diplôme universitaire contre 20% en Espagne.

L’autosatisfaction de la Fédération bancaire française suffira-t-elle à faire oublier la mauvaise image des banques de l’hexagone ? Voici un an, le rapport de la Commission européenne sur les services financiers de détail épinglait l’opacité et le coût des tarifs dans plusieurs pays de l’Union dont la France.  Au mois de juillet dernier, le rapport Pauget-Constans sur la tarification des services bancaires proposait une trentaine de mesures destinées à mieux encadrer les frais bancaires…

Financement des TPE-PME : la révolution postale ?

10 septembre, 2010 · Poster un commentaire 

Il faudra encore patienter plusieurs mois avant de voir apparaitre les offres de La Banque Postale pour le financement des entreprises. Son président du directoire, Patrick Werner, a annoncé hier qu’il allait progressivement lancer cette activité en 2011 conformément à la demande du président de la République. Alerté par le Cerf, le chef de l’Etat avait émis le souhait, en février dernier, de voir la Banque Postale prêter aux entreprises. Agacé par la politique malthusienne des banques traditionnelles, Nicolas Sarkozy appelait de ses vœux l’arrivée d’un nouvel acteur sur ce marché pour le financement des TPE.

Le Cerf se félicite de cette décision. La pétition lancée par les Créateurs début février, a précisément pour objet de faire émerger une banque pilote pour les petites entreprises. Son rôle : apporter à la fois son soutien à l’activité des TPE-PME et supprimer la cascade de frais bancaires qui les étranglent. Notre ambition est de remodeler le paysage bancaire en contraignant les autres banques à aligner leur politique de crédit et leurs tarifs sur la banque la mieux-disant pour les petites entreprises. La Banque Postale n’étant pas à l’époque un acteur dans le crédit aux entreprises, le Cerf avait porté son choix sur la BPCE, toute nouvelle banque issue de la fusion des Banques populaires et de la Caisse d’Epargne. En effet, celle qui se présente comme la banque des PME offrait l’avantage d’avoir été refinancée par l’Etat et d’avoir à sa tête l’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol.

La Banque Postale compte aujourd’hui 118 000 entreprises clientes dont 99 000 TPE et professionnels. Elle devrait dans un premier temps se limiter aux activités classiques d’une banque de détail : prêts, crédit-bail, affacturage et mobilisations de créances.  Reste à savoir si elle offrira un réel mieux-disant par rapport à l’oligopole bancaire actuel, en particulier sur la question sensible des frais bancaires : aujourd’hui, les banques traditionnelles ont mis en place un système qui ponctionne systématiquement la trésorerie des TPE-PME et met en danger leur rentabilité au risque même de tuer « la poule aux œufs d’or » pour ces banques et de fragiliser la croissance française. L’arrivée de la Banque Postale pourrait donc être plus révolutionnaire qu’il n’y paraît.

Le Cerf sera donc attentif aux offres qui seront mis en place par La Banque Postale, et plus encore à la politique de ses agences sur le terrain. Nous invitons d’ores et déjà les patrons de TPE clients de la Banque à nous faire part de leur retour d’expérience sur la qualité du conseil et des services offerts, et sur sa politique tarifaire. Pour les autres, en particulier ceux qui ont des problèmes de financement au sein de l’oligopole bancaire, nous les invitons à prendre contact avec La Banque Postale afin que la manifestation de leur intérêt et de leurs besoins permette la mise en œuvre rapide de solutions vitales pour leur activité, la croissance et l’emploi.

Vos témoignages sur la Banque Postale

Vers une transparence des tarifs bancaires ?

9 septembre, 2010 · 1 commentaire 

Les premiers effets concrets du rapport Pauget-Constans sur la tarification des services bancaires pourraient rapidement voir le jour. En effet, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) se réunit aujourd’hui et pourrait décider rapidement d’établir une liste standard des dix principaux tarifs bancaires. Cette mesure permettra aux clients de comparer aisément les tarifs des banques. Aujourd’hui, en raison des termes propres à chaque banque, il n’est pas possible de s’y re La liste définitive devrait reprendre les éléments suivants :
1. Gestion du compte par Internet
2. Virement externe
3. Alertes SMS
4. Carte de paiement internationale à débit immédiat
5. A débit différé
6. Carte à autorisation systématique
7. Coût du retrait des espèces hors réseau
8. Frais de prélèvement
9. Commission d’intervention
10. Assurance-moyen de paiement

Le CCSF a programmé d’autres réunions d’ici à fin septembre qui aborderont des sujets moins consensuels comme les frais d’intervention, les relevés mensuels et les forfaits. Rappelons que le Comité consultatif du secteur financier est composé de représentants des banques, des assureurs, des courtiers, des associations de consommateurs et des politiques. “Nous sommes d’accord sur presque toutes les propositions mais avec des divergences sur la façon de les appliquer et surtout les délais”, prévient un représentant des banques cité par le journal Les Echos, “Il y a des aspects concurrentiels importants pour nous notamment sur le contenu des forfaits “. Le Cerf a fait des frais, l’un des axes de sa pétition contre les abus bancaires. Les ménages modestes comme les petites entreprises voient leur pouvoir d’achat se réduire à cause de frais en cascade prélevés sans arrêt sur leur compte.

Banques-clients : les raisons du divorce

1 septembre, 2010 · Poster un commentaire 

Alors que la Fédération bancaire française commande des sondages qui montrent que leurs clients sont satisfaits de leur banques, les “incivilités” - insultes, menaces, agressions physiques… – à l’encontre du personnel des agences sont en augmentation ! Dans un article, le journal L’Humanité s’interroge sur les causes de ces violences : l’Association françaises des banques (AFB) qui recense les différents types d’incivilités, attribue ce phénomène à la montée des actes d’incivilités observée dans la société. La fédération CFDT des banques considère que la distribution des bonus et stock-options aux traders a accru le ressentiment des Français à l’encontre de leur banquier. Autre explication : l’augmentation exponentielle du nombre et des tarifs des frais bancaires. “Si seulement le service rendu augmentait dans les mêmes proportions…”,  explique Régis Dos Santos, président du syndicat SNB-CGC, “Or, c’est le contraire. Aujourd’hui, il y a 2 ou 3 salariés en agence. On renvoie les gens vers les plates-formes téléphoniques, les distributeurs. Le client doit suivre un parcours du combattant pour joindre un conseiller.” L’automatisation des opérations n’aurait rien arrangé selon Yannick Margerie, délégué syndical CFDT de BNP-Île-de-France : “Avant, nous avions la main de faire payer, ou non, des frais au client. Maintenant, ça part automatiquement, et c’est à nous d’intervenir auprès du responsable pour essayer de les faire annuler.” Enfin, le métier d’employé de banque a évolué : “On est de moins en moins conseiller, de plus en plus vendeur”, constate François Troillard, du Crédit mutuel, épinglant une politique du chiffre “au détriment de la proximité et du conseil”. Chaque conseiller clientèle est chargé de placer aux clients des produits qui peuvent être à terme source de conflits. Ce sont donc plus largement la politique commerciale et les méthodes de travail des banques françaises qui sont en cause. Le Cerf déplore depuis sa création en 2003 que les banques aient délaissé leur métier traditionnel de conseil – sécurisation des fonds déposés et distribution de crédit – et facturent de plus en plus des prestations autrefois gratuites. La pétition contre les abus bancaire des Créateurs vise notamment à faire supprimer cette inflation tarifaire.

Progression des incivilités envers le personnel des banques

13 juillet, 2010 · 1 commentaire 

3057 déclarations d’actes d’incivilités ont été recensés, soit une augmentation de près de 14 % à périmètre constant par rapport à l‘année précédente. Le syndicat patronal, l’Association française des banques (AFB), a mené cette enquête pour la deuxième année consécutive. Parmi les différents types d’incivilités : 30 % sont des injures ou des insultes, 35% des menaces, 31 % des agressions dites comportementales (harcèlement, chantage, destructions et dégradations…), 4 % des agressions physiques légères. Deux agressions physiques graves ont été recensées au cours de l’année 2009. 84 banques représentant 75 % des effectifs, ont répondu au questionnaire, soit deux fois plus qu’en 2008. Ce chiffre s’explique selon le communiqué par une meilleure connaissance de ce dispositif déclaratif chez les salariés. La fonction la plus touchée par rapport aux effectifs est le personnel d’encadrement (31 %) puis les chargés d’accueil (27 % contre 37% en 2008) et les chargés de clientèle (37 %) qui représentent près de 60% du personnel commercial.

Le communiqué de l’AFB explique l’augmentation des actes d’incivilités par “un contexte économique et social difficile”. Heureusement, les frais bancaires facturés en cas d’incident de paiement devraient baisser suite au rapport de Georges Pauget et Emmanuel Constans remis à Christine Lagarde. Cela devrait permettre de réduire les litiges et conflits avec les banques. En effet, les frais de rejet et de commission d’intervention peuvent atteindre plus de 1000 euros par mois, une charge insupportable pour un ménage qui gagne autour du Smic. L’information des consommateurs sur les tarifs des banques devrait être également améliorée. Cependant, il n’est pas dit que ces mesures suffiront pour apaiser les relations entre les clients et des banques responsables de la crise financière et économique qui frappe en premier lieu les entreprises et les ménages les plus modestes. Dans sa pétition contre les abus bancaires, le Cerf dénonce des banques en situation d’oligopole qui profitent de leur position dominante pour facturer toujours plus de services à des entreprises et des ménages qui n’ont pas la possibilité de refuser : en effet, il n’est pas possible de se passer d’un compte en banque pour ses dépenses de tous les jours ou tout simplement percevoir son salaire et des prestations sociales.

Défaillances d’entreprises : des banques responsables et coupables

7 juillet, 2010 · Poster un commentaire 

Le niveau des défaillances reste encore très important et bien supérieur à celui d’avant-crise”, constate Thierry Millon, responsable des analyses chez Altares. En six mois, plus de 30 000 entreprises sont passées devant les tribunaux. Si Altares table sur une stabilisation des défaillances en 2010, à plus de 64 000 entreprises en redressement judiciaire, Euler Hermes, de son côté, anticipe encore une hausse de 2% par rapport à 2009. “L’augmentation des défaillances est certes moins forte, mais elle reste une réalité. La lutte contre les défaillances doit faire partie des priorités du gouvernement”, insiste Hervé Lambel, porte-parole du Cerf, “en effet, à chaque TPE qui ferme, c’est en moyenne quatre emplois qui sont sacrifiés. C’est donc de l’activité irrémédiablement détruite, qui manque pour soutenir la relance. Et ce sont des recettes sociales et fiscales futures qui disparaissent à jamais. ”

La chef économiste d’Euler Hermes, Karine Berger, considère que la situation des entreprises demeure fragile, notamment parce que “les banques ne distribuent pas assez de crédit. Les entreprises ne profitent donc pas du bas niveau des taux d’intérêt”. L’économiste confirme ainsi une fois de plus notre diagnostic. Or, le Cerf n’a eu de cesse d’alerter l’exécutif et le législateur sur les effets du resserrement du crédit et les pratiques bancaires sur l’économie : sans liquidités, pas de consommation des entreprises. Les carnets de commandes restent donc vides. De la “rilance” chère à Christine Lagarde, les TPE-PME risquent de ne voir que la rigueur qui mine la demande, sans la relance. Pour Karine berger, les plans de réduction de déficits mis en place dans les grands pays de l’UE expliquent en partie pourquoi “seule la zone euro devra faire face à plus de faillites cette année.”

Le Cerf fait donc également campagne contre les frais bancaires abusifs, système qui génère un effet d’amplification de la crise : tant que les besoins de trésorerie ne sont pas couverts, les frais bancaires s’accumulent et grèvent les marges des entreprises, réduisant d’autant leur pouvoir d’achat. Notre pétition contre les abus bancaires a recueilli plus de 6000 signatures, confirmant la nécessité d’agir sur ce terrain. Le Cerf attend maintenant les conclusions du rapport sur les frais bancaires de Georges Pauget et Emmanuel Constans qui sera remis à Christine Lagarde le 8 juillet prochain. Les auteurs ne sauraient se contenter de traiter uniquement des frais bancaires facturés aux consommateurs… Le Cerf attend surtout les mesures qui devront être prises rapidement par le Ministre de l’Economie comme l’instauration d’un droit au crédit opposable proposé par le Cerf et un encadrement des Commissions interbancaires de paiement facturées aux commerçants réclamé par le député Richard Maillé. Le Cerf, malheureusement peu suivi par les autres organisations patronales, répète encore et toujours que la baisse drastique des défaillances et la relance passeront par un retour des banques à leur métier originel : le financement de l’économie réelle.

 

Vidéo – La jungle des tarifs bancaires

30 juin, 2010 · Poster un commentaire 

Le magazine Capital a publié il y a quelques années un comparatif des frais bancaires. Les différences de tarifs d’une banque à l’autre sont édifiantes.


CIP : un marché juteux de 3 milliards d’euros pour les banques

21 juin, 2010 · Poster un commentaire 

Les Commissions Interbancaires de Paiement (CIP) payées par les commerçants à chaque
règlement par Carte bancaire, sont censées couvrir les risques de fraude et d’insolvabilité, et
garantir ainsi aux commerçants d’être toujours payés. Elles financent également le système
informatique de règlement par carte bancaire. En pratique, il apparaît que le pourcentage varie en
fonction de la taille de l’entreprise et le secteur d’activité : de 0,4% du montant de la transaction
pour la grande distribution à 1,8% pour des commerces de proximité et jusqu’à 3% pour les taxis.
Or le risque à gérer est bien plus grand pour la grande distribution que pour un petit commerce en
raison même du nombre de transactions… Il y a manifestement un cas de concurrence déloyale
entre les « petits » et les « gros » qui ont pu négocier des taux plus faibles qu’ils n’auront pas de
difficulté à répercuter dans le prix de vente. Plus largement, le Cerf dénonce les méthodes des
banques qui ont fait adopter aux consommateurs, ce moyen de paiement en fournissant
gratuitement la Carte bancaire au début pour désormais la faire payer. Les commerçants ont dû
alors louer des terminaux électroniques, le coût des communications téléphoniques nécessaires
pour procéder aux vérifications et éviter la fraude ainsi que l’entretien restant à leur charge. Les
seuls vrais gagnants restent les banques qui sont rémunérées à chaque transaction.

 
D’ailleurs, le député Richard Maillé dénonce des CIP trop élevées et opaques. Dans une
proposition de loi, le parlementaire propose de diminuer les frais facturés sur les paiements
effectués par Carte bancaire : il demande que les CIP soient désormais calculées en fonction des
risques de fraude constatés par la Banque de France. Le député estime que la facture payée par
les commerçants passerait ainsi de 3 à 1 milliard d’euros par an. Des chiffres contestés par le
Groupement des Cartes bancaires qui a pour membres, les banques françaises bénéficiaires de
ces commissions… Cosignée par une cinquantaine de parlementaires dont le président de la
Commission des affaires économiques Patrick Ollier, cette proposition de loi permettrait de
redonner du pouvoir d’achat à des commerçants touchés de plein fouet par la crise et qui voient
leurs marges rognées. Or le gouvernement ne semble pas sensible aux arguments du député
Maillé : le parlementaire a profité de l’examen du projet de loi sur la régulation bancaire et
financière, pour déposer un amendement visant à encadrer ces commissions : Richard Maillé
proposait “d’instaurer un système de rémunération bancaire basé sur une commission fixe par
transaction correspondant aux services rendus par les banques”. Christine Lagarde s’y est
opposée, du coup, les députés de la majorité ont voté contre, portant ainsi un très mauvais coup
aux commerçants et aux consommateurs.

 
A moins d’une intervention du lobby des banques, le Cerf espère que ce retrait est seulement
différé par le rapport sur les frais bancaires qui doit être remis ce mois-ci à Christine Lagarde. Dès
sa création en 2003, le Cerf dénonçait des frais bancaires abusifs. Notre pétition lancée en
février a conduit le député Nicolas Dupont-Aignan à déposer un amendement sur les commissions
et frais abusifs pratiqués par les banques. Le gouvernement ne pourra afficher sa volonté de lever
les freins à la croissance et en même temps, protéger ceux qui ponctionnent l’économie réelle et
le pouvoir d’achat sans créer de richesses.

Une victoire sur les frais bancaires abusifs

8 juin, 2010 · Poster un commentaire 

BNP Paribas a décidé de supprimer une commission dénoncée par l’enquête d’UFC Que Choisir publiée la semaine dernière. Il s’agit des frais appliqués en cas de “contestation non fondée sur opération carte” : un client qui contestait à tort un prélèvement et avait demandé à sa banque de lancer des recherches sur cette opération, était jusqu’ici facturé 40,10 euros. Selon un porte-parole de la banque, cette commission n’a été “facturée que de manière tout à fait marginale”. Il s’agit cependant d’une première victoire obtenue par l’association de défense des consommateurs. Seulement, c’est l’ensemble des tarifs qui doit être revu et en particulier tous les frais prélevés sur la tenue et la gestion des comptes courants, et qui autrefois ne coûtaient rien au client. C’est pourquoi, le Cerf propose la suppression pure et simple de ces frais, et a lancé une pétition qui a déjà recueilli à cette heure 5099 signatures en ligne et 893 par fax et courrier. Il en faudrait encore bien davantage pour obtenir des résultats concrets pour les ménages et les entreprises. Alors, faites passer le mot et créez le buzz autour de cette pétition en envoyant le lien de la pétition à votre carnet d’adresses…

banniere-petition

Bientôt des mesures contre les frais bancaires abusifs ?

3 juin, 2010 · Poster un commentaire 

Interrogée sur les frais bancaires abusifs au lendemain de l’étude accablante d’ UFC Que Choisir, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a promis que le gouvernement interviendrait en cas d’”excès” ou d’”abus” sur les tarifs pratiqué par les banques. Christine Lagarde a d’ailleurs commandé un rapport sur ce sujet à l’ancien directeur général de Crédit Agricole SA, Georges Pauget et au président du Comité consultatif du secteur financier, Emmanuel Constans :  ”Si à l’issue du rapport qui va être remis à la fin du mois de juin, je constate qu’il y a soit des excès, soit des abus, eh bien le gouvernement interviendra”, a promis la ministre sur France-Info (…) Je ne voudrais pas qu’à l’occasion de la crise, les banques en profitent soit pour facturer les services dont les clients n’ont pas besoin, soit pour facturer des services qui précédemment étaient gratuits, soit pour abuser dans certains cas”, a poursuivi Mme Lagarde, citant les forfaits ou “packages”, ainsi que “les cascades de frais en cas de dépassement de découvert”. Enfin, Christine Lagarde a rappelé que le gouvernement avait déjà plafonné les frais pour incidents de paiement en mai 2008. Autant dire que le Cerf qui se bat depuis sa création contre les frais bancaires abusifs, attend avec impatience les conclusions de ce rapport commandé par la ministre de l’Economie et les mesures qui seront prises.

Page suivante »