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Financement des TPE-PME : l’asphyxie des entreprises exige des actes concrets

déc 15th, 2009 | By admin | Category: Communiqués de presse

Après les Echos fin novembre, c’est au tour de BFM Radio de révéler que les banques sollicitent
les entreprises en bonne santé financière pour qu’elles utilisent leur ligne de crédit. Autrement dit,
les banques démarchent des entreprises qui n’ont pas besoin d’argent pour les inciter à
emprunter, tandis qu’elles continuent à rejeter les demandes des entreprises qui ont réellement
besoin de liquidités : ainsi, selon le dernier baromètre des TPE Ifop Fiducial, les refus de crédit
atteignent 42% des demandes, soit une augmentation de 19 points par rapport au trimestre
précédent !

Le stratagème mis en place par les banques vise à faire croire à l’exécutif qu’elles continuent de
financer l’économie réelle quand elles se contentent en réalité de ne prêter qu’au club très fermé
des entreprises qui ne présentent pas de risques. Cette supercherie ne masquera pas le fait que
les banques ne tiendront pas leurs engagements d’une augmentation des encours de crédit de 3 à
4% en 2009. Surtout, les derniers chiffres publiés par la Banque de France montrent une baisse
spectaculaire des crédits de trésorerie de 15,6% sur un an, preuve de leur désengagement de ce
secteur du crédit pourtant vital pour les entreprises. De plus, le modèle imposé par les banques
aux TPE – découvert cher au lieu d’un crédit – doit être totalement remis en cause. Le président de
la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet en est réduit à rappeler que la BCE avait pris
des mesures exceptionnelles de soutien au crédit, “pas pour les banques elles-mêmes, mais pour
leur permettre de financer l’ensemble de l’économie”.

Depuis le début de la crise économique au printemps 2008, le Cerf explique que les banques
doivent au contraire mettre l’accent sur le crédit court terme et en particulier le crédit de
trésorerie qui permet de financer le quotidien : l’urgence est bien de sauvegarder l’activité avant
d’envisager de solliciter un crédit d’investissement. Le Cerf n’a cessé de dénoncer des banques,
qui ont coupé le robinet à liquidités et sont ainsi responsables de milliers de défaillances
d’entreprises et d’une envolée du nombre de chômeurs, victimes collatérales d’une crise financière
payée comptant. Le Cerf demande ainsi depuis plusieurs mois à l’exécutif des actes politiques
forts pour enrayer la machine à casser l’activité mise en oeuvre par des banques qui se sont
détournées de leur coeur de métier pour investir sur les marchés financiers.

Concrètement, soit le gouvernement réussit à contraindre les banques de financer l’activité ; soit
le gouvernement sera contraint de mettre en place un système alternatif de crédit aux entreprises
qui obligera enfin un secteur bancaire pas suffisamment concurrentiel, à s’aligner. L’Etat en a les
moyens, via sa participation dans le groupe Banque populaire-Caisse d’Epargne : BPCE pourrait
faire du crédit aux TPE et PME, un axe fort de son développement. Cet objectif était à l’origine de
la création du CEPME, devenu BDPME, puis Oséo, combattu par le secteur bancaire qui ne voulait
pas de cette concurrence : fortes de leur réseau d’influence, les banques ont ainsi mis la main sur
un dispositif auquel les entreprises n’ont plus accès sans leur accord…

5 réponses to “Financement des TPE-PME : l’asphyxie des entreprises exige des actes concrets”

  1. daimé on 2nd février 2010 10:16

    Bonsoir,
    si je n’existe plus aujourd’hui ! après 15 ans à mon compte avec 10 à 15 personnes à nourrir, la banque m’a
    écrasé !!! avec des frais impensables et je compte faire appel à la défense des consommateurs

  2. CARRELAGES DU CAMBRESIS on 4th février 2010 8:52

    bonjour
    Aprés un divorce en 2008 et un bilan catastrophe en 2008/2009, ça fait un an que je me bas avec ma banque pour avoir un prêt de trésorerie pour remonter.
    Aujourd’hui je suis sur le point de déposer le bilan avec 6 familles à nourrir et un carnet de commande plein à 80% pour l’année 2010.
    ça fait dix ans que je suis à mon compte

  3. De Cock on 5th février 2010 6:29

    Bonjour,

    Gérante d’une TPE dont 75% du CA se faisait à l’exportation, je me suis vu refuser par ma banque un prêt à l’exportation alors que OSEO le garantissait à hauteur de 80% pour la raison : ” s’il y a des incidents ce sera trop long et cela demandera beaucoup de paperasse pour faire jouer la garantie .on n’aime pas passer par OSEO…”
    Dans la même banque mais une autre agence le ” conseiller de clientèle” m’a trouvé une solution :” faites jouer le crédit fournisseur …” alors qu’il y a bien longtemps que ce n’est plus possible ce à quoi il a répondu ” vous ne voulez pas que je vous serve de banq …” il s’est arrêté net avant de terminer sa phrase quand il s’est rendu compte de l’ineptie de ses dires, à moins que ce soit en voyant la stupeur sur mon visage !!!
    Malheureusement les conversations n’ont pas pu être enregistrées et je le regrette car je ne peux pas prouver ce que j’ai entendu …. Je ne suis pas d’un tempérament pessimiste mais je pense celui qui fera évoluer les banques n’est pas encore de ce monde …..

  4. bernard on 8th février 2010 3:42

    Alors que ma petite entreprise realisait 1ME de chiffre d’affaire .Que mon “banquier”m’invitait dans toutes ses reunions a tendances publicitaire, j’ai eu l’audace de sollicite un credit de “campagne” de 10000euros.REFUSE,….resultats rejets de cheques ,plus de chequiers ,mise en place sur le compte des encaissements plus de 20jours apres remise etc….DU PUR BANDITISME?DU VOL.ILest vrai qu’il s’agit d’une “petite”banque” ….LA BANQUE POSTALE.

  5. Danielle on 13th février 2010 10:33

    Les banques ont tout intérêt à entretenir la machine à casser l’activité…
    Ô combien profitable leur est la crise qu’elles ont initiée ! Elle leur permet d’asphyxier certaines entreprises et de les racheter à vil prix. C’est le cas pour bon nombre d’agences immobilières qui sont dévorées par les banques, ces dernières peuvent ainsi capter les clients en amont du financement.
    Les banques tissent de cette manière, une toile (immobilier, assurance, services à la personne…) dont nous deviendrons immanquablement captifs si nous ne nous mobilisons pas…
    Nous devons faire circuler notre pétition au plus grand nombre.

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