Assèchement des crédits de trésorerie : la sortie de crise s’assombrit
nov 30th, 2009 | By admin | Category: Communiqués de presse
Les alertes sur le crédit court terme se succèdent et rien ne change. La Banque de France vient
d’annoncer une baisse globale des crédits bancaires aux entreprises (non financières) en octobre
sur un an, et ce pour le deuxième mois consécutif. C’est toujours la contraction des encours de
crédit de trésorerie (-15,6% contre -14% le mois précédent) qui demeure le plus spectaculaire
et le plus inquiétant. Les crédits à l’investissement restent orientés à la hausse même s’il faut
noter un ralentissement (+3,6% contre +4,7%). Il y a plus d’un an, le Cerf titrait déjà : « Soutien
des banques aux TPE : foutaises ». Et constatait que celles-ci avaient resserré le crédit court
terme et notamment supprimé les facilités de caisse. “Un patron qui ne peut financer son
quotidien, ne pense plus à des investissements” rappelle Hervé Lambel, porte-parole du Cerf.
Les conséquences économiques et sociales de la suppression des financements de trésorerie sont
connues : un nombre record de défaillances d’entreprises établi à 66 000 sur les douze derniers
mois (+24%) selon Coface et 509 000 chômeurs de plus en un an (+25,1%). Il faudra des années
avant que les entreprises qui ont disparu soient remplacées par d’autres qui fournissent le même
niveau d’activité et d’emploi. Avoir laissé disparaître ces TPE-PME simplement parce qu’il leur
manquait quelques milliers d’euros en caisse, c’est avoir gaspillé nos chances d’une reprise rapide.
Les banques auront donc une part criante de responsabilité dans le niveau faible de croissance
des prochaines années d’autant que l’efficacité du plan de relance aura été entravée par leur
absence de soutien à l’économie réelle comme elles s’y étaient pourtant engagées. Depuis des
mois, le Cerf demande que la priorité soit mise sur la trésorerie car sans financement de l’activité,
pas d’entreprises.
Les syndicats et organisations patronales ont également leur part de responsabilité dans ce
naufrage : ni les uns, ni les autres n’ont anticipé les effets de la crise financière sur l’économie, ni
alerté sur ce problème essentiel du financement de l’activité quotidienne, donc de la trésorerie.
Les banques ont ainsi eu les mains libres pour couper le robinet du crédit sans que cela déclenche
leur hostilité. Une fois la récession installée, les syndicats, trop occupés par la réforme de la
représentativité et le sort qui leur sera réservé, ont ressorti leurs vieux slogans et leurs
banderoles ignorant que c’est en défendant l’activité et les entreprises que l’on défend le mieux
les emplois et le pouvoir d’achat. Quant aux organisations patronales, elles ont longtemps nié
l’impact du resserrement du crédit sur le quotidien des TPE-PME : il était alors de bon ton de
discourir sur la baisse du carnet de commande et le besoin en fonds propres, ignorant que c’est le
manque de liquidités qui empêche justement ces entreprises de consommer, donc de remplir ces
fameux carnets de commande, et de financer l’augmentation des fonds propres…

La morgue de nos banquiers – des grands dirigeants à bien des chargés de comptes (heureusement pas tous) – est sans limites.
Ces beaux Messieurs, du haut de leur suffisance oublient 3 choses :
a) que voici un peu plus d’un an ce sont NOUS LES CONTRIBUABLES (particuliers, artisans, TPE et PME) qui les avons sauvés de la faillite en permettant que le gouvernement leur prête les FONDS PUBLICS nécessaires.
S’ils continuent à se comporter comme ils le font actuellement, le prochain coup aucun gouvernement n’osera plus les sortir de la … faillite !
b) qu’un banquier n’est qu’un prestataire de service comme un autre : son activité consiste à louer de l’argent moyennant un loyer qu’on appelle intérêt. Ce taux intègre non seulement le “loyer” que le banquier paie lui-même sur le marché monétaire mais aussi une marge destinée à couvrir son risque (s’il n’y a pas en plus, une assurance !) Dans ces conditions, le refus de prêter sans motif valable doit être assimilé au refus de vendre auquel s’expose tout commerçant, artisan ou industriel : c’est une INFRACTION PENALE.
c) Que le banquier dispose d’un privilège exorbitant : il est le seul acteur économique qui s’arroge le droit de vous faire payer ses prestations en plongeant la main directement dans votre porte-monnaie (ou votre tiroir-caisse) sans même avoir la délicatesse de vous prévenir AVANT, histoire que vous puissiez vous y opposer à temps s’il y a abus ou simple erreur de sa part ! Ce droit exorbitant devrait être encadré par une OBLIGATION D’INFORMATION PREALABLE avec un préavis minimum de 7 jours.
J’ai signé la pétition CERF-FNACAB tant en mon nom qu’au nom de ma PME afin qu’avec l’appui des pouvoirs publics les dirigeants des banques soient rappellés aux plus élémentaires de leurs devoirs civiques, économiques et tout simplement MORAUX.
Eh oui, eh oui, je suis comme vous particulier et chef d’entreprise et j’adhère parfaitement à votre propos.
Mais que faire, nous sommes dans le même schéma que sur la route (dixit permis à points), racket oblige.
Le pouvoir de l’argent a atteinds sa démesure.
Dans le cadre du permis à points j’ai tenté certaine action. Tout le monde est d’accord, mais rien ne se passe.
Seule une action de masse pourra faire bouger les choses. Méditons !
Cordiales salutations
Daniel